Une première nord-américaine

La Co-op Refinery Complex (CRC) de Regina est sur le point de devenir la première installation du genre en Amérique du Nord à recycler la totalité de ses eaux usées pour produire de la vapeur.

Si le pétrole brut est le principal intrant d’une raffinerie, l’eau est également essentielle à la production de la vapeur utilisée lors du raffinage. En 2013, lorsque la CRC a complété son expansion majeure à Regina, en Saskatchewan, sa consommation d’eau augmentait au même rythme que sa production. La raffinerie a vite réalisé que sa consommation d’eau potable provenant de la ville et des puits était insoutenable. La solution à 200 millions de dollars – le projet de récupération d’eau de la CRC – sera pleinement fonctionnelle à l’automne 2016. Le projet réduira la consommation d’eau potable de la CRC de 28 % et recyclera plus de 7,5 millions de litres d’eaux usées par jour pour la production de vapeur.

« C’est un investissement considérable qui nous aidera à concrétiser notre vision à long terme de durabilité et de gérance environnementale », souligne Scott Banda, président-directeur général de la Federated Co-operatives Limited, la société mère de la CRC, dans un communiqué de presse.
 

 

ci-dessus : Un bioréacteur à membrane dans lequel un ensemble particulier de bactéries élimine les composés organiques volatils des eaux usées.

à gauche : Les garde-corps jaunes de l’installation de traitement des eaux usées de la CRC qui entourent les citernes, où les membranes ZeeWeed filtrent les solides en suspension. Avec l’autorisation de la CRC.

 

Le recyclage commence dans les bassins d’eaux usées situés sur les 800 acres de la CRC. Un mélange particulier de bactéries se nourrit des impuretés, tandis que les membranes ZeeWeed, qui ressemblent à des spaghettis, filtrent les solides en suspensions. Le système utilise ensuite l’osmose inverse de haute efficacité (HERO) pour retirer les autres éléments en suspension et dissous dans l’eau. Presque deux tiers de l’eau recyclée sert à la production de vapeur, le reste est envoyé dans des puits profonds.

« Lorsqu’on étudie le procédé dans son ensemble, on s’aperçoit que nous avons réduit notre empreinte aquatique et nos émissions », souligne Gil Le Dressay, vice-président des activités de raffinage de la CRC. Ce projet a également permis de réduire considérablement nos émissions de composés organiques volatils, ce qui limite les mauvaises odeurs qui se dégagent des bassins.