Augmenter la production de carburants à faible intensité en carbone grâce aux infrastructures existantes : une étape importante franchie dans le cotraitement à L’Impériale
Pour L’Impériale, faire progresser le cotraitement à la raffinerie de Strathcona constituait une nouvelle action importante pour montrer comment les infrastructures de raffinage existantes peuvent contribuer à réduire l’intensité en carbone des carburants de transport au Canada tout en fonctionnant dans des environnements opérationnels et réglementaires complexes.
L’équipe chargée de l’intégration (Al MacGregor, Ekjote Bains, Jason MacDonald, Louise Knobel, Matt Davey, Taylor Rutt et Victor Pouget) a obtenu l’approbation réglementaire et a commencé les opérations de cotraitement à Strathcona en juillet 2025, permettant à la raffinerie de traiter des matières premières biogènes à base de canola en même temps que le pétrole brut classique. Les investissements d’Impériale dans les carburants à faibles émissions, tels que la co-traitement et le diesel renouvelable, sont rendus possibles grâce à des politiques gouvernementales favorables, notamment les mesures d’incitation mises en place par les gouvernements de l’Alberta et de la Colombie-Britannique, ainsi que par le comté de Strathcona.
Le cotraitement intègre des matières premières renouvelables, telles que les huiles végétales, aux procédés de raffinage existants plutôt que de nécessiter la construction de nouvelles installations de production de carburants renouvelables. En tirant parti des infrastructures existantes, cette approche constitue un moyen pratique d’accroître la production de carburants à plus faible intensité en carbone au Canada à court et moyen terme.
« Il s’agit d’utiliser l’équipement existant à la raffinerie, mais de remplacer les matières premières traditionnelles par des matières premières renouvelables », explique Louise Knobel, directrice de la conformité et de l’optimisation des biocarburants à L’Impériale. « Cela permet de réduire considérablement l’empreinte carbone de l’essence et du diesel que nous produisons déjà à la raffinerie. »
Située près d’une source d’approvisionnement en canola dans l’Ouest canadien, Strathcona était un bon choix pour la mise en œuvre du cotraitement, mais l’intégration de matières premières renouvelables aux opérations de raffinage existantes s’est accompagnée d’une complexité technique et logistique. Les équipes ont dû évaluer comment les nouvelles matières premières interagiraient avec les unités de la raffinerie et les spécifications de qualité des produits, tout en élaborant de nouveaux systèmes pour gérer la manutention des matières premières et la logistique d’approvisionnement.
« Nous avons dû établir de nouveaux processus pour intégrer des matières premières renouvelables à la raffinerie », précise Louise. « Il a fallu réfléchir à notre chaîne d’approvisionnement et l’adapter pour faciliter la manutention et l’intégration de ces matières premières. »
Dans le cadre du Règlement canadien sur les combustibles propres, l’un des défis clés était de démontrer quelle proportion du carburant final produit pouvait être classée comme « combustible à faible intensité en carbone » afin d’être admissible aux unités de conformité en vertu du Règlement.
« Puisqu’il est mélangé, ce carburant est fabriqué avec du carburant classique », note Louise. « Et le plus difficile, c’est de réussir à déterminer quelle quantité de carburant à faible intensité en carbone on a produite. »
L’équipe de L’Impériale a collaboré étroitement avec Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) par le biais d’ateliers techniques et de discussions régulières afin d’appliquer les exigences réglementaires à l’environnement réel d’une raffinerie.
« Chaque raffinerie est configurée différemment », ajoute Louise. « Appliquer un concept théorique comme le cotraitement à une raffinerie opérationnelle en temps réel représente un défi de taille. »
Alors que le cadre réglementaire continue d’évoluer, la collaboration continue entre le secteur et les régulateurs contribue à affiner les approches pour la mise en œuvre du cotraitement.
« Ce que nous aimons dans le cotraitement, c’est que cela nous permet de tirer parti des infrastructures existantes », déclare Louise. « L’idée est d’adapter les installations et les services publics qu’on utilise déjà dans la raffinerie pour produire un carburant à faible intensité en carbone. »
Le projet de cotraitement de Strathcona démontre comment les systèmes de raffinage existants peuvent être adaptés pour soutenir la production de carburants à plus faible intensité en carbone de manière pratique et évolutive. L’Impériale a également lancé le cotraitement à sa raffinerie de Nanticoke en Ontario. Alors que de plus en plus de raffineurs canadiens commencent à intégrer le cotraitement à leurs opérations, cette approche n’est pas nouvelle : la raffinerie de Burnaby de Parkland a été la première à mettre en œuvre le cotraitement au Canada en 2017.
Alors que les raffineurs cherchent à augmenter la production de carburants à plus faible intensité en carbone dans les années à venir, le cotraitement est de plus en plus considéré comme l’un des moyens les plus prometteurs pour y parvenir, car il peut être intégré aux opérations de raffinage existantes sans nécessiter la construction de nouvelles installations qui demanderait du temps ainsi que des investissements.
